Adorons-le !

Le Dieu des chrétiens est étonnant à tout point de vue. Je le constate aisément lorsque je dialogue avec des croyants d’autres religions. Ceux-ci sont étonnés que je puisse croire à un Dieu ayant un visage humain. Cela me permet de ne pas prendre pour acquis cet aspect très original de la foi chrétienne. Mon Seigneur est l’Emmanuel, « Dieu avec nous ». Il s’est révélé dans la personne de Jésus, qui nous a fait connaître le Père et qui agit par son Esprit saint. Ça, c’est toute une complicité d’amour !

C’est pourquoi je me mets souvent en état d’adoration devant celui qui est à la fois si grand, si indescriptible et pourtant si près de mon expérience humaine. En fait, notre connaissance de la Trinité émane de la venue du Fils en notre monde.

J’adore donc Jésus le Christ, qui me permet d’avoir accès au Père par l’Esprit saint. Vraiment, je ne comprendrai jamais comment un Dieu unique peut se révéler en trois personnes. Alors, je le contemple et je l’adore de tout mon cœur. Il est bon, il est grand, il surpasse tout ce qu’on peut imaginer. Mais grâce à Jésus, il est d’une accessibilité désarmante.  Adorons-le ! Ainsi, nous ne cesserons jamais de nous émerveiller de ce Dieu qui nous fait entrer dans sa communion d’amour.

Jean-François Hamel, agent de pastorale
Secteur pastoral de Bellevue

Image24Mai
Nous arrivons au terme du Temps pascal, et la liturgie de l’Église nous invite à faire mémoire de la fête de la Pentecôte : la fête du don de l’Esprit Saint à toute l’humanité. Deux textes nous sont proposés aujourd’hui, deux manières très différentes d’évoquer cet événement extraordinaire.  Dans la première lecture, saint Luc, auteur des Actes des apôtres, adopte un langage très imagé : le vent violent et le feu sont des symboles qu’il emprunte à l’Ancien Testament pour rejoindre la sensibilité de ses contemporains. Dans l’Évangile, saint Jean se fait plus intérieur, plus mystique. Il parle du Souffle, pour évoquer que l’Esprit Saint est une présence qui vivifie, qui renouvelle et qui transforme de l’intérieur.
La Pentecôte est une réalité spirituelle que l’on ne peut ni photographier ni décrire parfaitement. Pourtant, ses effets sont bien visibles. Les apôtres, autrefois timides et craintifs, deviennent capables d’annoncer l’Évangile avec audace et courage. Ils découvrent que l’Esprit Saint ne se laisse pas enfermer dans une seule manière de penser ou d’agir. Il donne à chacun des dons différents pour le bien de tous.  C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous considérer comme propriétaires des dons de l’Esprit. Faire le bien n’est pas réservé aux chrétiens. L’Esprit de Dieu agit où il veut, quand il veut et en qui il veut. Nous sommes donc appelés à reconnaître et à accueillir le bien qui se fait autour de nous, même lorsqu’il ne porte pas explicitement une étiquette chrétienne.
À l’invitation de l’Évangile de saint Jean, nous sommes invités à prendre conscience que l’Esprit Saint ne travaille pas en dehors de ce que nous sommes. Il rejoint nos talents, nos projets, nos rêves. Comme le souffle qui nous permet de vivre, il habite l’intérieur même de notre être.  En cette semaine de Pentecôte, prenons conscience de ce Souffle qui nous habite et qui nous anime. Demandons la grâce de le laisser agir en nous, pour le bien de notre famille, de notre communauté et de notre paroisse.  Bonne fête de la Pentecôte !
Yvan Demers, coordonnateur
Secteur pastoral de Bellevue