En ce 20e dimanche du temps ordinaire, la Liturgie nous invite à rendre grâce au Seigneur pour la miséricorde qu’il accorde à tout son peuple. C’est de cette manière qu’il nous conduit sans exception à sa montagne sainte et à sa maison de prière pour nous aider à bien vivre l’alliance avec lui, car, Dieu nous destine à la joie véritable et au bonheur qui ne passe pas.
C’est pourquoi nous sommes appelés à entrer dans une démarche de réconciliation, pour recevoir son amour qui restaure et sa paix qui guérit. Chers amis, ayons la foi en notre Dieu pour avancer. Bonne semaine !
Abbé Justin Ndoole, curé
Secteur pastoral de Bellevue
La liturgie de l’Église nous offre aujourd’hui un Évangile qui saisit l’imagination : celui de Jésus marchant sur les eaux. Rappelons-nous que saint Matthieu n’écrit pas comme un journaliste. Son Évangile a été rédigé environ cinquante ans après la mort et la résurrection du Christ. Alors, que veut-il nous transmettre à travers ce récit étonnant ? On pourrait croire qu’il cherche simplement à montrer la puissance de Jésus. Mais au-delà du caractère spectaculaire, quel sens cet événement a-t-il pour les apôtres, et comment cette page d’Évangile peut-elle nourrir notre foi aujourd’hui ?
La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Parfois, les eaux se soulèvent lorsque des vents contraires viennent bousculer nos certitudes, notre confort, notre sécurité. C’était vrai pour les apôtres, et c’est vrai pour nous. C’est aussi vrai pour l’Église, qui ressemble souvent à cette petite barque secouée par les flots du temps. L’Évangile de ce dimanche résonne donc profondément avec notre vie personnelle et avec la vie de notre communauté. Comme Pierre, nous voulons suivre Jésus, mais il arrive que la peur du changement, les épreuves, les deuils ou les difficultés nous submergent.
Les tempêtes ne manquent pas dans l’Église : scandales, restructurations, fermetures, désengagement de certains fidèles… Et c’est précisément dans ce contexte que retentit pour nous la parole du Seigneur : « Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur ! »
Cet Évangile me rappelle que suivre le Christ, répondre à son appel, ce n’est pas vivre dans la nostalgie du passé. C’est regarder en avant, lui faire confiance et bâtir l’avenir avec lui. Si je consacre toute mon énergie à préserver un héritage, des habitudes ou des manières de vivre ma foi comme au temps de ma jeunesse, aurai-je encore la disponibilité intérieure pour ouvrir de nouveaux chemins, tracer de nouvelles routes à la suite du Christ ? Que cette semaine soit pour nous un temps d’élan, de confiance et d’abandon entre les mains du Seigneur.
Yvan Demers, coordonnateur
Secteur pastoral de Bellevue