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Un théologien écrivait : «Jésus est le lieu où il faut nous décider : avec lui, il faut prendre position.» Cette phrase résonne particulièrement en moi en ce 5e dimanche du temps ordinaire.  Comment être un témoin du Christ dans le monde où j’évolue ?  Comment être « sel de la terre » et « lumière du monde » dans une société sensible aux questions de laïcité, de neutralité et de respect des différences.  Dans ce contexte relativement nouveau, il m’arrive parfois de taire volontairement les valeurs chrétiennes qui orientent ma vie. J’évite ainsi de faire référence à la personne et au message de Jésus pour ne pas créer de malaise autour de moi. En agissant ainsi, je demeure peut-être respectueux de mon entourage et de la laïcité ambiante, suis-je encore vraiment un témoin du Christ ?
Depuis quelques dimanches, nous parcourons l’Évangile de Matthieu et nous voyons Jésus commencer à proclamer la Bonne Nouvelle. Pour la faire connaître, il compte sur des témoins. Il ne se lance pas seul dans l’accomplissement de sa mission.  Il fait à des hommes et des femmes ordinaires, l’honneur d’y être associés. Encore aujourd’hui, par son Esprit, le Christ appelle des collaborateurs et des collaboratrices à sa mission. Nul besoin d’un diplôme particulier ou d’une grande aisance à parler en public.  Une seule condition est requise : la foi, et la volonté de la partager.
Alors, comment être « sel de la terre » et « lumière du monde » là où le Christ m’appelle ? Jésus répond clairement à cette question par la plume de l’évangéliste : « Il faut que les gens voient ce que vous faites de bien. » Dans la première lecture, le prophète Isaïe donne quelques propositions de gestes bienveillants : partager avec celui qui a faim, accueillir le malheureux sans-abri, ne pas se dérober devant son semblable, faire disparaître le joug qui écrase, le geste de menace, la parole blessante.  En somme, comme le disait ma mère : « Prêcher par l’exemple. »  Voilà une manière de vivre sa foi dans notre société laïque et ainsi, être « sel et lumière » pour ceux et celles qui nous entourent.
Yvan Demers, coordonnateur
Secteur pastoral de Bellevue
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Dans notre quête incessante de bonheur, nous sommes souvent égarés par les promesses du monde qui nous entoure. Le Sermon sur la Montagne nous rappelle que le véritable bonheur, ou béatitude se trouve au-delà des richesses matérielles ou des plaisirs immédiats.
Jésus nous propose une feuille de route vers un bonheur durable. Les huit béatitudes nous invitent à adopter des valeurs qui vont à l'encontre de la culture populaire. À l'heure où l'on glorifie le pouvoir, le succès et la richesse, Jésus appelle à la pauvreté en esprit, à la douceur, à la miséricorde, et à la paix.
Réfléchissons à notre propre vie : cherchons-nous le bonheur dans les biens éphémères ou embrassons-nous la lumière qui émane de ces enseignements ? Le bonheur véritable réside dans notre capacité à aimer, être compatissant et chercher la justice. En vivant selon ces principes, nous nous conduisons vers le Royaume de Dieu.
Puissions-nous, chaque jour, nous tourner vers ces vérités et trouver la joie qui dépasse toutes les circonstances de la vie.
Abbé Tobias Bekong, vicaire