Le Royaume de Dieu est comparé, dans l’Évangile, à un festin de noces préparé par un roi. L’image est belle : Dieu veut une fête, une joie, un repas où l’on se reconnaît et où l’on goûte la bonté. Mais Jésus introduit une tension qui nous oblige à réfléchir : plusieurs invités refusent l’invitation, certains l’ignorent, et d’autres vont jusqu’à s’en prendre à ceux qui viennent inviter. Pourquoi une telle attitude ? Jésus ne raconte pas seulement une histoire pour choquer. Il met en lumière un danger spirituel : se croire « concerné » par Dieu sans pour autant accepter sa demande de conversion. On peut être proche, écouter, connaître, et pourtant dire non au moment où Dieu appelle à changer.
Ensuite, d’autres personnes sont invitées. Le repas commence. Toutefois, un détail apparaît : un invité n’a pas de vêtement de noces approprié. Il est exclu. Ce point rappelle que l’invitation de Dieu n’est pas une simple invitation « à regarder » : elle engage. Recevoir la miséricorde exige de la vérité intérieure, et donc un ajustement réel de la vie.
Cette parabole nous offre trois appels concrets. D’abord, l’humilité : personne ne peut penser que sa place au banquet est automatique. Ensuite, la conversion : accepter Dieu, c’est se laisser transformer. Enfin, la fidélité : répondre à l’invitation veut dire vivre en accord avec ce que Dieu veut pour nous.
Aujourd’hui, la question est simple : Dieu m’invite, mais est-ce que je réponds ? Est-ce que mon « oui » se voit dans mes choix, mes paroles, mes relations ? Que cette fête intérieure commence dès maintenant.
Abbé Tobias Bekong, vicaire
Secteur pastoral de Bellevue
Il m’arrive parfois d’entendre des paroles de croyants qui me dérangent, Je vous donne un exemple : on se donne une heure de rendez-vous à une heure précise. On se met d’accord, et la personne conclut en disant : « par la grâce de Dieu », « selon sa volonté », « si Dieu le veut ». Grrr ! Cela m’irrite au plus haut point. Mais bien sûr qu’on va se rencontrer ! Quel manque de confiance dans la vie ! Comme si on ajoutait à la fin : on ne sait jamais, un malheur peut si vite arriver !
Finalement, j’ai osé partager mon malaise avec l’un d’eux. Surprise ! Je constate au contraire une grande marque de confiance dans le Seigneur. Pourquoi ? Parce que tout vient de LUI. Ce n’est aucunement une peur de l’avenir. Aucunement une crainte de voir ses plans dérangés par le Seigneur. C’est simplement une reconnaissance… que tout vient de Lui.
Cet accroc dans mes relations m’a fait avancer dans la foi. Oui, tout vient du Seigneur : ma respiration, ma capacité d’écrire présentement, mon cœur qui bat, ma capacité de penser, d’imaginer… tout ! J’avais perdu la simplicité du merci, de l’Action de grâces pour tous les fruits que le Seigneur me permet de goûter dans la vigne de ma vie. Dorénavant, à tout propos, je peux dire : Merci Seigneur ! Et d’avance, je le louerai pour tout ce qu’il m’apportera dans l’avenir. Car tout nous vient de Lui !
Jean-François Hamel, agent de pastorale
Secteur pastoral de Bellevue