Image29Mars
En ce dimanche des Rameaux, le Christ Jésus nous montre l’attachement le plus profond à accomplir la volonté de son Père.
C’est aussi pour nous un moment crucial pour nous rappeler les hauts et les bas de l’humanité, toujours appelés à vivre des temps de prière intense afin de recevoir la force et la grâce divines.
Nous entrons ainsi dans un temps favorable, qui témoigne de la puissance de l’amour de Dieu face à la haine, à la violence et à la méchanceté.
L’abaissement du Christ atteint son paroxysme dans la symbolique de la croix. C’est par ce chemin d’humilité que la rédemption s’est accomplie pour l’humanité tout entière.
Bonne Semaine sainte !
Abbé Justin Ndoole, curé
Secteur pastoral de Bellevue
Image22Mars
En ce cinquième dimanche de Carême, la liturgie de l’Église nous présente le dernier des sept miracles que l’on trouve dans l’Évangile selon saint Jean. Lazare est au tombeau depuis quatre jours. Tout semble terminé. L’odeur de la mort est dans l’air, et avec elle la résignation et la peine. Jésus arrive. Il ne nie pas la douleur de ses amis. Il ne contourne pas la mort. Il pleure. Après avoir demandé que l’on enlève la pierre qui fermait le tombeau, il ordonne à Lazare de sortir. Il ajoute ensuite une phrase étonnante : « Déliez-le et laissez-le aller. »  Il me semble qu’on aurait pu s’attendre à ce que Jésus demande quelque chose, comme « Prenez soin de lui ou donnez-lui à boire et à manger ».  Cet ordre : « Déliez-le et laissez-le aller. » résonne en moi comme un appel qui dépasse largement l’événement extraordinaire de Béthanie. Ne serait-ce pas là une mission pour tous les baptisés dans le Christ ?
Jésus ramène Lazare à la vie, mais il ne le délie pas. Bien qu’il donne la vie, il confie à ses amis le soin de le libérer de ses liens.  Dans nos vies, il existe des liens qui nous entravent de l’intérieur : des carapaces et des clôtures que nous érigeons pour nous protéger de soi et des autres et qui, sans que nous le voulions, nous orientent vers le fini plutôt que l’infini, vers la mort plutôt que la vie.  Délier et laisser aller : voilà bien une tâche à accomplir d’abord envers nous-mêmes, puis envers celles et ceux qui nous entourent. Aujourd’hui, quelles sont les blessures anciennes qui me collent à la peau ? Quel pardon ai-je du mal à offrir ? Quel partage m’est difficile à envisager ? Quelle ouverture je me refuse à moi-même ou à l’autre ?
Nous connaissons tous quelqu’un qui vit debout… mais encore lié. Et peut-être que moi-même, j’avance dans la vie avec des bandelettes invisibles. Pâques se profile à l’horizon. Par sa Résurrection, le Christ s’est définitivement libéré des liens qui le retenaient dans la mort. C’est cet avenir qu’il nous promet. Ayons confiance, Jésus nous conduit.  Commençons dès maintenant à marcher vers cette liberté !  Bonne fin de Carême, et bon printemps spirituel !
Yvan Demers, coordonnateur
Secteur pastoral de Bellevue