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En ce 6ᵉ dimanche du temps ordinaire, la vie chrétienne se comprend à travers un choix fondamental : dire « oui » ou dire « non ». « Oui », lorsqu’il s’agit de se mettre à la suite du Seigneur et de cultiver une relation juste avec notre prochain. « Non », lorsqu’il faut refuser tout ce qui peut nous éloigner de Dieu et de notre prochain.
Il s'agit du oui pour correspondre à la volonté du Seigneur et du non à tout ce qui peut nous éloigner de Dieu et des autres.  Voilà ce qui nourrit à la fois notre bien‑être spirituel et notre équilibre intérieur. Ainsi, nous pouvons accueillir la lumière que l’Esprit-Saint dépose dans notre vie quotidienne et laisser cette lumière orienter nos actions.
Faisons donc le bon choix pour être heureux, selon l’esprit du psalmiste :
« Heureux ceux qui marchent selon la Loi du Seigneur ! »
Abbé Justin Ndoole, curé
Secteur pastoral de Bellevue
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Un théologien écrivait : «Jésus est le lieu où il faut nous décider : avec lui, il faut prendre position.» Cette phrase résonne particulièrement en moi en ce 5e dimanche du temps ordinaire.  Comment être un témoin du Christ dans le monde où j’évolue ?  Comment être « sel de la terre » et « lumière du monde » dans une société sensible aux questions de laïcité, de neutralité et de respect des différences.  Dans ce contexte relativement nouveau, il m’arrive parfois de taire volontairement les valeurs chrétiennes qui orientent ma vie. J’évite ainsi de faire référence à la personne et au message de Jésus pour ne pas créer de malaise autour de moi. En agissant ainsi, je demeure peut-être respectueux de mon entourage et de la laïcité ambiante, suis-je encore vraiment un témoin du Christ ?
Depuis quelques dimanches, nous parcourons l’Évangile de Matthieu et nous voyons Jésus commencer à proclamer la Bonne Nouvelle. Pour la faire connaître, il compte sur des témoins. Il ne se lance pas seul dans l’accomplissement de sa mission.  Il fait à des hommes et des femmes ordinaires, l’honneur d’y être associés. Encore aujourd’hui, par son Esprit, le Christ appelle des collaborateurs et des collaboratrices à sa mission. Nul besoin d’un diplôme particulier ou d’une grande aisance à parler en public.  Une seule condition est requise : la foi, et la volonté de la partager.
Alors, comment être « sel de la terre » et « lumière du monde » là où le Christ m’appelle ? Jésus répond clairement à cette question par la plume de l’évangéliste : « Il faut que les gens voient ce que vous faites de bien. » Dans la première lecture, le prophète Isaïe donne quelques propositions de gestes bienveillants : partager avec celui qui a faim, accueillir le malheureux sans-abri, ne pas se dérober devant son semblable, faire disparaître le joug qui écrase, le geste de menace, la parole blessante.  En somme, comme le disait ma mère : « Prêcher par l’exemple. »  Voilà une manière de vivre sa foi dans notre société laïque et ainsi, être « sel et lumière » pour ceux et celles qui nous entourent.
Yvan Demers, coordonnateur
Secteur pastoral de Bellevue