Le Pain de Vie: une présence qui nous chante

Aujourd’hui, la fête du Corps et du Sang du Christ nous rappelle une vérité simple et profonde : l’Eucharistie n’est pas seulement un souvenir. C’est une présence. Dans l’Évangile, Jésus l’affirme avec force : sa chair est une vraie nourriture, son sang une vraie boisson. Autrement dit, Dieu ne nous parle pas seulement par des mots ; il nous rejoint par un signe sacramentel.

Pourquoi Dieu nous donne-t-il ce sacrement ? Premièrement, pour rester avec nous jusqu’à la fin des temps. Deuxièmement, pour nous donner la vie, une vie pleine et durable. L’Eucharistie devient alors un rendez-vous vital : recevoir le Corps du Christ, c’est demeurer en lui, et c’est recevoir une vie qui va plus loin que le moment présent.

Pourtant, il arrive que nous ne ressentions pas toujours une transformation intérieure. Cela peut surprendre : si c’est le Christ qui se donne, pourquoi ne sommes-nous pas changés davantage ? Une réponse possible se trouve dans notre manière de recevoir. Si nous abordons l’Eucharistie avec une attitude seulement “matérielle”, sans foi, nous risquons de ne pas en comprendre la profondeur. On peut être face à un don immense et ne pas l’accueillir.

On peut regarder une réalité sainte sans y entrer. Comme dans une histoire : un homme casse sa dent en mordant un pain dur, et il accuse le pain. L’autre lui répond : ce n’est pas seulement le pain qui est en cause, c’est aussi la dent.  L’image du “pain” et de la “dent” aide à réfléchir : il ne suffit pas que le pain soit bon ; il faut aussi une capacité intérieure à le recevoir. De la même façon, l’Eucharistie ne perd rien de sa puissance : c’est notre foi qui peut être trop fragile, trop distraite, trop fermée.

Cette fête peut donc être une invitation : prier avant de communier, se préparer intérieurement, et demander une foi plus vivante. Alors, peu à peu, nous découvrirons que nous ne faisons pas seulement un geste religieux : nous devenons vraiment le Corps du Christ, et notre vie en est transformée.

Abbé Tobias Bekong, vicaire
Secteur pastoral de Bellevue

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Le Dieu des chrétiens est étonnant à tout point de vue. Je le constate aisément lorsque je dialogue avec des croyants d’autres religions. Ceux-ci sont étonnés que je puisse croire à un Dieu ayant un visage humain. Cela me permet de ne pas prendre pour acquis cet aspect très original de la foi chrétienne. Mon Seigneur est l’Emmanuel, « Dieu avec nous ». Il s’est révélé dans la personne de Jésus, qui nous a fait connaître le Père et qui agit par son Esprit saint. Ça, c’est toute une complicité d’amour !
C’est pourquoi je me mets souvent en état d’adoration devant celui qui est à la fois si grand, si indescriptible et pourtant si près de mon expérience humaine. En fait, notre connaissance de la Trinité émane de la venue du Fils en notre monde.
J’adore donc Jésus le Christ, qui me permet d’avoir accès au Père par l’Esprit saint. Vraiment, je ne comprendrai jamais comment un Dieu unique peut se révéler en trois personnes. Alors, je le contemple et je l’adore de tout mon cœur. Il est bon, il est grand, il surpasse tout ce qu’on peut imaginer. Mais grâce à Jésus, il est d’une accessibilité désarmante.  Adorons-le ! Ainsi, nous ne cesserons jamais de nous émerveiller de ce Dieu qui nous fait entrer dans sa communion d’amour.
Jean-François Hamel, agent de pastorale
Secteur pastoral de Bellevue