En ce vingt‑sixième dimanche du temps ordinaire, la Parole de Dieu nous dévoile le vrai visage du Seigneur : un Dieu de tendresse, de bonté, de droiture et d’amour. Cette révélation nous invite à ajuster notre cœur au sien, pour orienter notre vie dans la bonne direction.
Et nous pouvons y arriver en cultivant entre nous l’unité, la communion, la compassion et l’humilité, à la manière du Christ Jésus, notre Rédempteur, qui nous montre comment vivre en frères et sœurs.
En fin de compte, c’est le repentir continuel qui permet à l’humanité de se laisser transformer et de revêtir, jour après jour, l’identité même de Dieu.
Abbé Justin Ndoole, curé
Secteur pastoral de Bellevue
Il suffit parfois d’une seule image pour changer notre façon de penser Dieu. Dans la parabole des ouvriers de la vigne, des travailleurs sont embauchés à des heures différentes. Certains ont travaillé toute la journée, mais d’autres, seulement une partie. Pourtant, à la fin, tous reçoivent la même paie. Ce récit déstabilise, parce qu’il met en lumière notre réflexe humain : comparer, calculer, mesurer. Les ouvriers arrivés tôt se disent : « J’ai fourni plus d’effort, donc je dois recevoir plus. » Leur plainte ne naît pas seulement de la déception : elle révèle une mentalité de compétition.
Jésus ne nous enseigne pas que le travail n’a pas d’importance. Il nous enseigne autre chose : la manière dont Dieu agit. Le Royaume de Dieu n’est pas d’abord une institution où tout fonctionne comme un contrat. Il est une famille, un espace de confiance et de fraternité. Dans une famille, on n’aime pas en comptant les heures ; on aime en donnant et en reconnaissant l’autre. La grande question pour nous est donc celle-ci : comment vivons-nous notre foi ? Voyons-nous l’Église comme un lieu de rivalité du « chacun pour soi, chacun contre l’autre », ou comme une maison commune où l’on se réjouit du bien des autres ? Si Dieu récompense avec générosité, ce n’est pas pour effacer le mérite, mais pour révéler sa justice et sa miséricorde. Il nous invite à sortir de la jalousie et à entrer dans un esprit de communion.
Prions pour avoir un cœur d’enfant : un cœur capable de dire non pas «C’est injuste !», mais « Merci, Seigneur !». Merci pour ton Royaume qui rassemble, qui appelle et qui fait de nous une même famille.
Abbé Tobias Bekong, vicaire
Secteur pastoral de Bellevue