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En cette fête du Baptême du Seigneur, la liturgie nous offre une page d’Évangile riche en symboles et en images, pour dire des réalités spirituelles que nos yeux, à eux seuls, ne peuvent saisir. Ces symboles parlaient profondément aux contemporains de Jésus. C’est pourquoi ce passage de l’Évangile selon saint Luc dépasse largement le simple récit d’un événement : il devient une véritable catéchèse, un enseignement précieux sur l’identité du Nazaréen. Luc nous invite à regarder plus loin que le bout de notre nez…

Une image, en particulier, retient mon attention : « Voici que les cieux s’ouvrirent. » À l’époque de Jésus, on évoquait les « cieux fermés » pour exprimer l’impression que Dieu demeurait silencieux face aux appels de son peuple. Mais au moment où Jésus descend dans les eaux du Jourdain, l’évangéliste souligne que « les cieux s’ouvrent ». Par ce geste, la communication entre le ciel et la terre se trouve rétablie en Jésus. Celui qui sort de l’eau n’est pas seulement Jésus de Nazareth ni un prophète parmi d’autres : il est le Fils bien-aimé du Père. « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

Avec le baptême de Jésus, nous achevons aujourd’hui le temps liturgique de Noël. Après les anges de la nuit de Noël et l’étoile guidant les mages, Dieu intervient à nouveau dans notre histoire pour révéler l’identité profonde de son Fils. On peut donc affirmer, sans se tromper, que Noël, l’Épiphanie et le Baptême du Seigneur forment un tout indissociable : trois fêtes intimement liées, trois moments qui se répondent et s’éclairent mutuellement.

Rappelons-nous que le mot « baptême » vient d’un terme grec qui signifie « plonger ». Ainsi, on peut dire que Noël, l’Épiphanie et le Baptême de Jésus sont comme trois plongées successives de Dieu dans notre histoire, trois immersions de Dieu dans notre humanité. Que ce Dieu qui plonge ainsi dans nos vies, comme dans la vie du monde, nous accompagne tout au long de la nouvelle année qui commence.

Yvan Demers, coordonnateur
Secteur pastoral de Bellevue

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L'Épiphanie, célébrée chaque année le 6 janvier, nous rappelle la visite des Mages au Christ. Ces sages, venus de l'Orient, ne représentent pas seulement des figures historiques, mais un symbole puissant de l'unité dans la diversité. En quête de vérité, ils ont trouvé Jésus, témoignant ainsi que Dieu se révèle à tous, peu importe leur origine ou leur foi.

Dans un monde souvent divisé par des lignes religieuses, cette fête nous invite à réfléchir sur notre relation avec ceux qui croient différemment. Dieu n'exclut personne; il appelle chaque cœur sincère à le chercher. En tant que chrétiens, nous devons être des ponts et non des murs, partageant l'amour de Dieu sans préjugés.

La lettre aux Éphésiens nous rappelle que, grâce à Jésus, toutes les nations sont appelées à l'unité. Cette vérité est un mystère qui dépasse notre compréhension humaine. Au lieu de revendiquer une exclusivité, reconnaissons que la lumière de Dieu éclaire tous les chemins qui mènent à Lui.

En cette Épiphanie, engageons-nous à être des artisans de paix et d'unité. Adoptons une attitude d'ouverture et d'accueil, car nous sommes tous des enfants d'un même Père. Que cette fête soit un moment de renouveau dans notre foi et notre engagement envers l'autre.

Osons aller au-delà de nos différences pour construire un monde où chacun est respecté et aimé.

Abbé Tobias Bekong, vicaire
Secteur pastoral de Bellevue