Quand on place Dieu au premier rang,
l’amour devient fécond

Au cœur des lectures de ce dimanche, Jésus nous rappelle une priorité. Il nous dit : « Celui qui préfère son père ou sa mère à moi n’est pas digne de moi. » Cette parole peut surprendre, mais Jésus ne demande pas d’haïr sa famille. Il demande quelque chose de plus profond : d’aimer Dieu d’abord, pour que l’amour familial trouve son vrai fondement.

Aimer Dieu « en premier », c’est laisser la foi guider notre cœur. C’est accepter que nos décisions ne soient pas uniquement dictées par nos préférences, nos habitudes ou nos intérêts. Quand Dieu devient la source, l’amour pour nos proches devient plus juste : il devient capable de pardonner, de respecter, d’aider sans s’emprisonner.

L’Évangile insiste aussi sur la manière concrète d’aimer Dieu. Jésus enseigne que celui qui accueille un prophète ou un homme juste reçoit une récompense. Cela nous invite à regarder l’amour autrement : non seulement comme un sentiment, mais comme un geste. Accueillir, servir, soutenir, encourager, tout cela a du poids devant Dieu.

La première lecture nous donne une image très claire avec la femme de Sunem. Elle remarque Elisée, puis elle agit. Elle prévoit une chambre, elle prépare, elle offre de l’espace et du soin. Sa générosité n’est pas vague : elle est organisée, partagée avec son mari, et elle devient une forme de fidélité à Dieu.  Et Dieu répond. Il donne plus que ce qui avait été offert : un fils, là où l’espoir semblait trop tardif.

En ce dimanche, demandons-nous : comment est-ce que je donne à Dieu, concrètement ? Comment est-ce que je soutiens l’Église, les serviteurs du Christ, et ceux qui accomplissent la mission d’évangélisation ? Puis, prions avec confiance : Dieu voit notre amour, et il sait faire germer la vie au bon moment.

Abbé Tobias Bekong, vicaire
Secteur pastoral de Bellevue

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La liturgie de ce douzième dimanche du temps ordinaire nous invite à nous confier au Seigneur pour avancer avec assurance et pour réussir ce que nous entreprenons. L’expérience du prophète Jérémie nous montre combien le Seigneur demeure proche de lui : Dieu marche avec lui, et c’est encore le Seigneur qui devient son protecteur.
C’est pourquoi le prophète affirme avec conviction que sa réussite vient du Seigneur, Dieu de l’Univers, car celui-ci écoute le pauvre et l’humilié, quelles que soient leurs conditions de vie.
Dans la Nouvelle Alliance, Jésus Christ vient parachever l’œuvre de Dieu en offrant à l’humanité la grâce qui sauve. Cette certitude devrait nous rassurer : nous n’avons rien à craindre. Avançons donc avec confiance et continuons d’être des lumières au cœur des réalités de notre monde, là où le Seigneur nous envoie.
Abbé Justin Ndoole, curé
Secteur pastoral de Bellevue