Image-25Octobre (2)

Aujourd’hui, la Liturgie de l’Église nous propose un Évangile qui met en scène Jésus et un pharisien.  Rappelons que ces hommes jouaient un rôle essentiel au temps de Jésus : ils animaient la vie religieuse et liturgique de leur communauté et de leur village. Parmi tous les pharisiens, nous en connaissons un qui a vécu une profonde conversion: saint Paul.

Les pharisiens étaient des hommes sincèrement préoccupés par la perfection spirituelle. Ils croyaient que cette perfection pouvait être atteinte en observant les 613 préceptes issus des saintes Écritures. Leur démarche était louable, et Jésus entretenait généralement de bonnes relations avec eux.  La scène d’aujourd’hui se déroule quelques jours avant la mise à mort de Jésus. On cherche alors, par tous les moyens, à le piéger pour trouver un motif de condamnation. On envoie donc un pharisien, spécialiste de la Loi, pour tendre un piège à Jésus : « Quel est le premier des commandements ? »  Autrement dit : « Parmi les 613 préceptes que nous devons observer, lequel est le plus grand, le plus important ? »

Dans sa réponse, Jésus ne fait mention d’aucun précepte en particulier, mais rappelle un principe présent dans de nombreuses traditions religieuses depuis des siècles. Ces commandements d’amour sont anciens, mais la manière dont Jésus les présente est nouvelle : il établit un lien direct et indissociable entre l’amour de Dieu et l’amour du prochain. On ne peut aimer Dieu si l’on ignore celui qui se tient à nos côtés. Jésus place l’observance des préceptes et règlements religieux au second plan.  Saint Jean avait bien saisi son maître quand il écrira plus tard : « Celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, ne peut pas aimer Dieu qu’il ne voit pas. »  Et saint Matthieu d’écrire : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »

Je retiens de cet Évangile qu’aimer Dieu ne consiste pas d’abord à observer des préceptes, mais à le chercher et le reconnaître dans l’autre. Ne cherchons plus Dieu dans un ailleurs lointain : apprenons à l’aimer là où il se trouve, dans les personnes qui croiseront notre route cette semaine.

Yvan Demers, coordonnateur
Secteur pastoral de Bellevue

Image-18Octobre

Dieu se fait proche de l’humanité. Il se révèle comme le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, celui qui tend la main à son peuple pour lui faire connaître son identité véritable. En se dévoilant ainsi, il nous invite à l’adorer comme le seul vrai Dieu, Père plein de tendresse et de fidélité.

Parce qu’il nous tend la main, il ouvre ainsi nos cœurs à la rencontre des autres. Il favorise nos liens fraternels, et nous pousse à collaborer avec la société civile dans ses diverses organisations, pour que sa lumière circule au milieu du monde.

En conclusion, nous ne pouvons que lui offrir toute la gloire et toute la louange, afin d’avancer chaque jour sous son accompagnement bienveillant.

Abbé Justin Ndoole, curé
Secteur pastoral de Bellevue