L'excellence, rien de moins!

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Notre époque met en valeur la performance à tous les niveaux. Les exploits des athlètes impressionnent, les capacités vocales ou musicales d’artistes sont admirées, les résultats des joueurs en tous genres sont publiés… Il existe des classements pour les sportifs, les fortunes, les écoles, les métiers, les salaires… Évidemment, personne ne veut être bon dernier dans le palmarès et les occasions de nous comparer les uns aux autres ne manquent pas. Comment être étonnés que nous parlions maintenant d’anxiété de performance… Nous désirons tous être performants dans un ou plusieurs aspects de notre vie; c’est en relation avec l’estime que nous avons de nous-mêmes. Il demeure pourtant un domaine où l’excellence ne semble pas être un objectif pour plusieurs de nos contemporains : la morale! Sur les questions touchant les actes humains, surtout si un acte ne concerne que la personne elle-même, une certaine nonchalance règne. Fais ce que tu veux, pour autant que tu ne déranges personne, cela ne concerne pas les autres…

 

Dans l’Évangile de ce dimanche, le Seigneur nous invite à choisir une morale de l’excellence, dans tous les aspects de notre existence humaine « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. » Celui qui observe la loi et l’enseigne sera déclaré grand! Nous sommes loin du laisser-faire et du chacun son opinion… En référant aux grands commandements, Jésus invite ses disciples non seulement à les respecter, mais à les dépasser. Pour répondre à cet appel à l’excellence et au dépassement, il ne faut pas avoir pour motivation la peur de la réprimande ou encore l’attente d’une rétribution, mais bien l’amour de Dieu et du prochain! L’amour seul peut nous donner l’élan, nous aidant à offrir un oui qui soit vraiment un oui. S’éloigner du mal et choisir le bien, non pas pour être aimés, mais bien parce que nous sommes aimés et conscients que l’amour est la seule réponse valable à l’amour. Pour devenir excellents en amour, choisissons le meilleur maître qui soit : Jésus-Christ! Il ne s’est jamais limité au minimum, puisqu’il s’est donné entièrement pour l’humanité. Il nous invite à nous engager totalement à sa suite, propulsés par le désir profond d’être vraiment ce qu’il est venu faire de nous : des fils et des filles de Dieu! N’est-ce pas un projet stimulant pour nous tous et toutes? Refusons d’être seulement dans la moyenne et rivalisons d’audace pour vivre chaque instant en cohérence avec l’Évangile. Enracinons chacun de nos actes, chacune de nos paroles et de nos décisions dans l’amour, à la manière du Maître.  

 

Steve Lemay, prêtre  

Mettre la lampe sur le lampadaire

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Dans l’Évangile de ce dimanche, le Seigneur nous rappelle qu’une lampe allumée n’est pas faite pour être cachée, mais bien pour être judicieusement placée sur le lampadaire, afin que sa lumière se diffuse.  Depuis Noël, les textes proposés par l’Église pour nos liturgies insistent sur la thématique de la lumière. Comme si les ampoules qui ornaient nos maisons pour la Nativité refusaient maintenant de s’éteindre… Le Christ, lumière du monde, a voulu faire de nous une multitude de frères et de sœurs, des porteurs de Sa lumière. « Que votre lumière brille devant les hommes! » Cet ordre donné par le Christ à ses disciples demeure un magnifique projet pour les croyants que nous sommes! Dans nos vies personnelles, nos familles, nos lieux de travail et d’engagement, nous avons à resplendir en nous donnant par amour pour nos frères et sœurs, à la suite du Christ. Un projet personnel? Pas uniquement…

 

La lampe de notre foi brille d’une manière encore plus évidente lorsqu’elle est placée sur le lampadaire de la communauté chrétienne. Notre joie d’être ensemble, notre solidarité dans la mission, notre fraternité dans la célébration de notre foi, notre sensibilité collective à l’égard des plus pauvres, diffusent une lumière puissante, puisqu’elles nous permettent d’additionner la luminosité de nos lampes respectives. Oui, nos communautés chrétiennes et les églises qui les abritent sont de magnifiques lampadaires qui permettent à la foi d’illuminer nos milieux!

 

Pour que nos communautés et nos églises continuent de nous permettre d’accomplir notre lumineuse mission, elles ont besoin de notre engagement humain et financier. L’automne dernier, nos paroisses ont sollicité votre soutien dans le cadre de leurs campagnes de financement annuelles; le mois de février est le moment propice pour en faire le suivi. Je vous remercie pour votre générosité, mais les objectifs fixés qui permettraient aux Fabriques d’assumer leurs obligations n’ont pas encore été atteints. Il y a toujours de la place pour un effort supplémentaire… Si vous n’avez pas encore fait votre don annuel, je vous invite à le faire le plus rapidement possible. J’espère aussi pouvoir compter sur votre collaboration, afin d’informer tous les baptisés de l’importance de leur contribution à la vitalité de leur communauté chrétienne. Nous avons besoin de lampadaires pour que la foi scintille dans nos milieux de vie. Merci pour tout ce que vous faites de bien…

 

Steve Lemay, prêtre

Porteurs et porteuses de la lumière

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Le 2 février, l’Église célèbre la présentation du Seigneur au temple. C’est aussi la journée de la vie consacrée, moment privilégié pour rendre grâce au Seigneur pour toutes ces personnes qui ont consacré leur vie à le suivre dans la vie religieuse. Cette célébration est associée au traditionnel rituel de la lumière et à la procession pendant laquelle tous les fidèles portent un cierge. Cette coutume ne s’enracine pas dans une procession qui aurait accompagné la sainte famille dans son périple vers le temple de Jérusalem, mais bien dans le fait que le Christ est la lumière du monde. Nous célébrons parce que la lumière du Christ révèle le vrai sens de notre existence, mais aussi parce que nous avons la joie d’en être les porteurs! 

 

Cette lumière intérieure, c’est l’Esprit Saint qui nous donne de la reconnaitre, de l’accueillir et de la partager. L’Évangile de ce dimanche nous présente le bon vieux Syméon, qui « était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. » C’est l’Esprit qui permet au sage de reconnaitre Celui qui apporte la consolation dans l’enfant qui lui est présenté. C’est encore l’Esprit qui nous permet de reconnaitre l’œuvre du Christ en nous et dans nos frères et sœurs. C’est lui qui rend visible à nos yeux ce qui ne l’est pas à première vue : la grandeur de ce à quoi nous sommes appelés! La beauté du projet divin du Salut de l’humanité! 

 

La beauté de l’existence est souvent imperceptible pour plusieurs de nos contemporains, puisqu’elle n’est pas toujours visible aux regards superficiels. Syméon et Anne nous rappellent l’importance de notre témoignage de foi, une lumière qui permet à d’autres de s’éveiller à la présence et à l’amour de Dieu dans leur vie. Le regard amoureux que Dieu pose sur nous apporte un éclairage nouveau à notre réalité, il nous permet de nous voir tel qu’il nous voit. Nous avons besoin de cet éclairage pour ne pas perdre pieds sur les chemins sinueux de l’existence humaine. Puissions-nous être assez transparents à la lumière du Ressuscité, afin de permettre aux personnes de notre temps de croiser le regard de Dieu…

 

Steve Lemay, prêtre